Une crise qui permet la réinvention du secteur

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Sommaire :

  • 1. Secteur événementiel : comment sortir la tête de l’eau ?
  • 2. Comment faire, me direz-vous ?

« Les entreprises nous remontent à chaque instant des annulations qui s’enchaînent. Entraînant mécaniquement, pour la plupart d’entre elles, la disparition quasi totale de leur chiffre d’affaires ». Ces mots, déclarés en début de semaine dans le journal Le Monde par Bertrand Biard, président de L’ÉVÉNEMENT résument à eux seuls l’atmosphère lourde qui pèse sur le secteur de l’événementiel depuis fin février 2020.

En effet, depuis maintenant plus de deux semaines, les 335 000 emplois du secteur de l’événementiel sont menacés par les annulations à répétition. Annulation d’événements sur lesquels ils travaillaient, parfois depuis des mois.

Prestataires, agences, annonceurs, … C’est toute la chaine de valeur qui est impactée et qui doit chercher des solutions en bonne intelligence pour encaisser le choc.

Avec plus de 32 milliards d’euros générés en 2018 (EY- 2019), l’événementiel renforçait l’image d’une industrie dynamique et florissante. Mais l’année 2020 marque un sérieux coup d’arrêt.

Il y a d’abord eu l’interdiction des événements de plus de 5000 personnes, puis, plus récemment de 1000 personnes. Suite à cela, les entreprises annulent nombre de leurs événements à venir ou de réinventer les formats. En effet, ces annulations ne se limitent pas aux grands événements, mais concernent aussi des événements de petite taille. Par anticipation des mesures sanitaires qui risquent d’être annoncées par la suite…

Ce dynamisme passé a suscité la création de nombreuses entreprises. Et cette crise menace aujourd’hui de nombreux emplois. Dans ce contexte, se sont 3600 dossiers de chômage partiels concernant plus de 60.000 emplois déposés d’après la Ministre du Travail M. Pénicaud.

Comment sortir la tête de l’eau ?

Dans cette période trouble, la résilience doit être pensée à travers le prisme de la traversée en bateau.

Actuellement, le bateau tangue, les vagues déferlent et endommagent la structure. Il faut donc agir, et vite ! Néanmoins, un coup de barre trop important risque de rompre le mat. Une réaction trop molle et le bateau fonce vers les vagues scélérates.

Le coup de barre, c’est le virage du digital, le cap c’est l’humain, ce qui fait l’essence de nos métiers. Il s’agit maintenant de trouver le bon dosage pour mixer les deux et réaliser des événements qui ne mettent pas en danger les participants. Et si possible, sans pour autant faire du remote intégral et déshumaniser l’expérience.

Comment faire, me direz-vous ?

La première piste est celle du découpage.

Un ensemble de groupes de moindre taille connectés sur une même plateforme complète comprenant du live streaming, de l’interactivité, du partage de documents et du chat permet de conserver un bon équilibre entre des moments de convivialité et du contenu personnalisé, adapté et interactif.

Une autre piste est celle de la géolocalisation. Un peu à la manière d’une célèbre application de rencontres dont nous tairons ici le nom, pouvoir matcher avec des collègues peut sembler être une piste intéressante. Des collègues à proximité pour assister ensemble à des événements digitaux. A condition de respecter scrupuleusement la vie privée des participants et d’ériger un coffre-fort garantissant la sécurité des données collectées.

Enfin, un dernier format de petite taille semble être particulièrement pertinent en cette période de réduction du nombre de participants à un événement : la Learning Expedition.

Une learning expedition ou Lex, est un format événementiel qui consiste à envoyer des collaborateurs, s’acculturer à un nouvel écosystème qui ne leur est pas forcément familier de prime abord. Cette “expédition” leur permet de prendre la température d’un secteur innovant. Mais aussi de découvrir plus en détail ses parties prenantes (startups, entreprises innovantes…). Et enfin de capitaliser sur ce moment privilégié pour dégager des synergies possibles pour leur société.

Que cela soit à visée purement informative ou au contraire pour répondre à un besoin précis (appel à projets, en marge d’un grand salon…) la Lex est avant tout un moment d’échanges et de partage d’expérience. Elle se déroule le plus souvent en comité réduit, de 10 à 25 personnes environ.

Ce dernier retient nos faveurs et a fait l’objet d’un partenariat avec la startup ForInov. Elle nous a permis d’allier nos expertises pour un rendu dépassant nos attentes. Un exemple réussi de l’alliance du digital (application mobile dédiée, portefeuille de documents, notifications push, interactivité…) et de l’humain (sourcing, mentoring inversé, workshops immersifs).

Stay tuned, ce format fera l’objet d’un article dédié la semaine prochaine sur notre blog 🙂

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Fanny Hugé

Marketing Manager
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